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mercredi
27
octobre

LE QUART D’HEURE NANTAIS AVEC : ARIANNA MONTEVERDI + COLINE RIO + ZAHO DE SAGAZAN + ANETH PENNY

@ 20h30
  • Cet évènement est passé
Détails
Date : 27 octobre
Heure : 20h30
évènement Category :Concert
Étiquettes évènement :
pop
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Lieu
Lieu : Stereolux
Adresse: 4 Boulevard Léon Bureau
Nantes, 44200 FR

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Le Quart d’heure Nantais :
Ca peut faire du bien, parfois d’inverser un peu les rôles. Ce sont 4 artistes féminines nantaises, issues de la scène pop-rock, qui tiendront le plateau, présentant à tour de rôle leurs morceaux lors d’un set où elles inviteront deux artistes masculins à partager la scène avec elles pour quelques chansons inédites et mixtes.

Infos et Billetterie : https://www.stereolux.org/agenda/le-quart-d-heure-nantais-avec

ARIANNA MONTEVERDI (NANTES)
Il y a quelque chose de savoureux, de cocasse même, dans cette manière de grand écart culturel que sous-tend un nom de scène faisant explicitement référence à la Renaissance italienne – Arianna est un opéra de Monteverdi (Claudio), dont le sujet renvoie lui-même à la mythologie grecque (Ariane, Thésée, le Minotaure, tout ça) – quand, dans le même temps, celle qui porte le nom de scène en question verse ostensiblement dans la folk et la country. Une musique évoquant les immensités désertiques (en mode CinémaScope), les honky-tonks saturés d’effluves de bière, les plaines écrasées de soleil, ou encore la paisible intimité d’un crépuscule contemplé depuis le porche d’une ferme en bois blanc : visions de cinéma, réminiscences de westerns et leurs promesses d’aventures…Mais la fille au Stetson ne jure pas que par l’americana, et sait se faire batailleuse, ses amours musicales incluant l’indie rock 90s. Et comme, pour une bataille, il faut être plusieurs, elle s’est adjoint les services d’un trio de pistoleros dont les têtes, si elles ne sont pas mises à prix, sont bien connues du public nantais. La naissance d’un gang ?

ZAHO DE SAGAZAN (NANTES)
Elle n’a à son actif que quelques concerts, mais possède cette voix grave, intense, vibrante, de ses grandes aînées de la chanson française, capables, en un simple trémolo, de déverser dans les cœurs toutes les eaux du Nil (que d’autres menacent de boire entièrement si-tu-ne-me-reviens-pas, même si c’est du flan – enfin, les chanteurs à paillettes, pas les eaux du Nil). Avec, en sus, un petit grain de folie (ou est-ce l’urgence de s’exprimer ?), qui peut en un instant la faire passer du chuchotement à l’imprécation. De là à considérer que sa voix est son principal instrument, il n’y a qu’un pas – n’en déplaise au piano sur lequel elle compose des chansons rehaussées de sonorités electro et de cadences pop. Et comme la musique est affaire collective, elle s’est entourée de deux membres d’Inüit (décidément, ils sont partout, ceux-là) pour la réalisation de son tout premier et récent EP. Si on ajoute à cela qu’elle pratique la natation synchronisée, parle douze langues et a remporté trois fois Koh-Lanta, peut-on en conclure qu’elle a plus d’appétit qu’un barracuda ?

COLINE RIO (NANTES)
Elle m’avait pourtant bien spécifié d’aller siffler là-haut sur la colline – j’y suis allé, j’ai sifflé, sifflé tant que j’ai pu, mais nada, elle n’est jamais venue. Et pour cause : elle mettait la dernière main à son premier EP, et ne pouvait donc se consacrer à de telles billevesées. Il faut dire que celle qui est également la chanteuse d’Inüit, groupe pop coloré et éclectique, passe le plus clair de son temps à elle à composer et à écrire (elle aime bien aussi reprendre à la guitare des titres qu’elle aime), à peaufiner les textes et les mélodies de ses chansons, en la seule compagnie de son piano (sur scène, elle est accompagnée par une contrebasse et un violoncelle) ; à dévoiler un univers tout empreint de douceur surette, de rêveries en clair-obscur, de drôlerie, de confessions fragiles. Pour ma part, je retournerai là-haut sur la colline, et je sifflerai en l’attendant avec un petit bouquet d’églantines (zaï zaï zaï zaï).

ANETH PENNY (NANTES)
Dans la vie, il y a deux catégories de musicien·nes : celles et ceux qui se la jouent sérieux, assis à un bureau avec une ramette de papier à musique, sous le portait de Bach (ou de Lou Reed, ou de Demis Roussos, peu importe, c’est l’intention qui compte) ; et puis, il y a celles et ceux qui adoptent le mode pyjama-canapé, à grattouiller et à gribouiller sur des Post-it au beau milieu de la nuit, en buvant une énième tasse de thé froid (ou une bière éventée). On le dit sans ambages, même sans être de ses intimes : Aneth Penny (échappée de Peninsula) fait, à n’en pas douter, partie de cette catégorie-ci, tant on l’imagine tapoter son bien-aimé Casio en peignoir-éponge, aux petites heures du jour. De bidouillages electro en bricolages pop, armée d’une boîte à rythmes, d’une guitare et du Casio susnommé, elle élabore des morceaux lo-fi burlesques, drolatiques, noctambules, absurdes, qui provoquent cette même fascination benoîte que lorsqu’on contemple un hamster courir à fond les ballons dans sa roue – activité combien contemplative, qui devrait être imposée, à l’instar de la sieste, dans toutes les entreprises et écoles de France et de Navarre.