BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//Grabuge Mag - ECPv6.15.14//NONSGML v1.0//EN
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
X-ORIGINAL-URL:https://www.grabugemag.com
X-WR-CALDESC:Évènements pour Grabuge Mag
REFRESH-INTERVAL;VALUE=DURATION:PT1H
X-Robots-Tag:noindex
X-PUBLISHED-TTL:PT1H
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:Europe/Paris
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20240331T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20241027T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20250330T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20251026T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20260329T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20261025T010000
END:STANDARD
END:VTIMEZONE
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250425T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250425T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014449-1745589600-1745607600@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-25/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250425T100000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250425T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250429T095634Z
LAST-MODIFIED:20250429T095634Z
UID:10015117-1745575200-1745607600@www.grabugemag.com
SUMMARY:Jinks Kunst & Mister Zion en exposition éphémère | Galerie Morphose | 25-27 avril 2025 | Art Urbain
DESCRIPTION:📢✨ Jinks Kunst & Mister Zion en exposition éphémère à la Galerie Morphose chez Emmanuelle Genin Encadrement ✨📢 \nLa Galerie Morphose\, installée au cœur de l’atelier Emmanuelle Genin Encadrement\, ré-ouvre ses portes pour une expérience artistique éphémère célébrant la créativité sous toutes ses formes.\nLa galerie mettra en lumière deux artistes talentueux et contemporains\, évoluant dans un univers coloré et lumineux : Jinks Kunst et Mister Zion.\nChaque artiste présentera sa vision unique à travers ses peintures\, ses sculptures\, ses détournements d’objets du quotidien\, offrant ainsi une diversité artistique exceptionnelle. \n\n© Jinks Kunst / © Mister Zion \nVenez découvrir des œuvres inspirantes et vivre un événement artistique inoubliable. C’est une occasion rare de célébrer l’art et les rencontres humaines. Explorez\, admirez et laissez vous inspirer par la richesse créative de cette exposition temporaire.\nNe manquez pas cette opportunité unique de plonger dans l’univers vibrant et diversifié de l’art contemporain nantais. 🎊✨ \nOuverture\n🎉 Vernissage : Jeudi 24 avril 2025 à 18h\, en présence des artistes\n🕛 Vendredi 25\, samedi 26 et dimanche 27 avril 2025 : de 10h à 19h\n🧢Le Festival Hip Opsession fêtera ses 20 ans cette année et se tient du 7 avril au 18 mai\, si vous aimez la culture hip hop\, vous allez adorer nos artistes ! \nGenin Encadrement | 27 rue Jean Jaurès | Nantes \nConsultez notre site pour en savoir plus sur nos artistes exposés : www.galeriemorphose.com 👋😊
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/jinks-kunst-mister-zion-en-exposition-ephemere-galerie-morphose-25-27-avril-2025-art-urbain/2025-04-25/
LOCATION:Genin Encadrement\, 27 rue Jean Jaurès\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition,Gratuit
ATTACH;FMTTYPE=image/jpeg:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/04/Affiche-expovente-3-Galerie-Morphose-scaled.jpg
ORGANIZER;CN="Galerie Morphose":MAILTO:aurelie@galeriemorphose.com
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250424T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250424T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014448-1745503200-1745521200@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-24/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250423T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250423T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014447-1745416800-1745434800@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-23/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250422T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250422T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014446-1745330400-1745348400@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-22/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250419T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250419T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014445-1745071200-1745089200@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-19/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250418T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250418T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014444-1744984800-1745002800@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-18/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250417T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250417T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014443-1744898400-1744916400@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-17/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250416T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250416T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014442-1744812000-1744830000@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-16/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250415T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250415T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014441-1744725600-1744743600@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-15/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250412T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250412T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144814Z
LAST-MODIFIED:20250227T144814Z
UID:10014499-1744466400-1744484400@www.grabugemag.com
SUMMARY:Entropie V.2
DESCRIPTION:Du 8 mars au 12 avril 2025\, RDV présente : Entropie V.2\, une exposition de l’artiste Pablo Boissel-Arrieta. \nVernissage le vendredi 7 mars à partir de 18h \nRencontre avec l’artiste le samedi 29 mars de 15h à 18h \nPerformance sonore improvisée avec Guillaume Lefebvre le 5 avril à partir de 18h \n  \nLe projet de recherche en création plastique et sonore Entropie mené par Pablo Boissel-Arrieta a pour désir de rendre sensible le cri silencieux de toute matière\, vouée à la mutation et au délitement. \nEntropie V.2 propose aux visiteur.euse.s une méditation immersive et poétique sur les processus de dégradation qui concernent toute formation organique. Sous une forme onirique et contemplative\, l’oeuvre nous donne à percevoir\, tant au niveau visuel qu’auditif\, le processus de dégénérescence qui touche tout corps composé. Nos corps sont invités à arpenter ce paysage étrange et distordu\, afin d’être à l’écoute de tous les phénomènes et perturbation qui traversent ce rhizome composite. \nSuspendues au plafond\, 7 goutteurs en faïence brun-rouge ont la fonction de réservoir d’eau. Ces céramiques évoquant des formes de stalactites sont poreuses. L’eau s’infiltre par capillarité dans la terre cuite\, et produit un goutte à goutte\, à l’instar des Oyas de jardin. Le débit du goutte à goutte est réglé empiriquement en les étanchéifiant avec de la cire d’abeille fondue. La durée entre la chute de chaque goutte devient ainsi plus longue. \nEn tombant\, les gouttent ruissellent sur des céramiques en grès émaillée\, évoquant des sortes de vie végétale étrange\, sur lesquels sont fixés des pinces crocodiles. En tombant\, les gouttent altèrent également des formes faites de terres crues et de tissus qui s’éroderont au fil de l’exposition\, revenant progressivement à un état de terre glaise visqueux. \nA chaque fois qu’une goutte percute les pinces crocodiles\, un signal électrique est émis\, et\, via l’intermédiaire de deux circuits électroniques suspendus\, vient déclencher le râle plaintif et chantant d’une des 7 céramiques sonores disposées au sol. \nCes céramiques s’érigent comme une succession de vertèbres en terre\, des colonnes émaillées qui agissent comme des cavités sonores à partir d’un système de flûte en céramique et d’une modulation interne du flux d’air. Ces 7 sculptures sonores sont reliées à des souffleries électriques via des tuyaux en PVC. Les souffleries électriques sont-elles mêmes ensevelies sous un mélange de terre crue et de textile qui vient les calfeutrer\, afin de réduire la puissance de leur souffle parasite. \nCertaines des céramiques de petit format qui composent ce paysage sonore et visuel ont été placées dans des ruches d’abeilles. Les insectes ont bâti leur rayon de cire jaune entre les rhizomes complexes de ces pièces en terre cuite. \nPablo Boissel-Arrieta\, détail d’une des céramiques sonores d’Entropie V.2\, 2024. © Pablo Boissel-Arrieta
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/entropie-v-2/2025-04-12/
LOCATION:Galerie RDV\, 16 allée du Commandant Charcot\, Nantes\, 44000\, France
CATEGORIES:Exposition
GEO:47.2171548;-1.5457692
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Galerie RDV 16 allée du Commandant Charcot Nantes 44000 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=16 allée du Commandant Charcot:geo:-1.5457692,47.2171548
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250412T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250412T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014440-1744466400-1744484400@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-12/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250411T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250411T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144814Z
LAST-MODIFIED:20250227T144814Z
UID:10014498-1744380000-1744398000@www.grabugemag.com
SUMMARY:Entropie V.2
DESCRIPTION:Du 8 mars au 12 avril 2025\, RDV présente : Entropie V.2\, une exposition de l’artiste Pablo Boissel-Arrieta. \nVernissage le vendredi 7 mars à partir de 18h \nRencontre avec l’artiste le samedi 29 mars de 15h à 18h \nPerformance sonore improvisée avec Guillaume Lefebvre le 5 avril à partir de 18h \n  \nLe projet de recherche en création plastique et sonore Entropie mené par Pablo Boissel-Arrieta a pour désir de rendre sensible le cri silencieux de toute matière\, vouée à la mutation et au délitement. \nEntropie V.2 propose aux visiteur.euse.s une méditation immersive et poétique sur les processus de dégradation qui concernent toute formation organique. Sous une forme onirique et contemplative\, l’oeuvre nous donne à percevoir\, tant au niveau visuel qu’auditif\, le processus de dégénérescence qui touche tout corps composé. Nos corps sont invités à arpenter ce paysage étrange et distordu\, afin d’être à l’écoute de tous les phénomènes et perturbation qui traversent ce rhizome composite. \nSuspendues au plafond\, 7 goutteurs en faïence brun-rouge ont la fonction de réservoir d’eau. Ces céramiques évoquant des formes de stalactites sont poreuses. L’eau s’infiltre par capillarité dans la terre cuite\, et produit un goutte à goutte\, à l’instar des Oyas de jardin. Le débit du goutte à goutte est réglé empiriquement en les étanchéifiant avec de la cire d’abeille fondue. La durée entre la chute de chaque goutte devient ainsi plus longue. \nEn tombant\, les gouttent ruissellent sur des céramiques en grès émaillée\, évoquant des sortes de vie végétale étrange\, sur lesquels sont fixés des pinces crocodiles. En tombant\, les gouttent altèrent également des formes faites de terres crues et de tissus qui s’éroderont au fil de l’exposition\, revenant progressivement à un état de terre glaise visqueux. \nA chaque fois qu’une goutte percute les pinces crocodiles\, un signal électrique est émis\, et\, via l’intermédiaire de deux circuits électroniques suspendus\, vient déclencher le râle plaintif et chantant d’une des 7 céramiques sonores disposées au sol. \nCes céramiques s’érigent comme une succession de vertèbres en terre\, des colonnes émaillées qui agissent comme des cavités sonores à partir d’un système de flûte en céramique et d’une modulation interne du flux d’air. Ces 7 sculptures sonores sont reliées à des souffleries électriques via des tuyaux en PVC. Les souffleries électriques sont-elles mêmes ensevelies sous un mélange de terre crue et de textile qui vient les calfeutrer\, afin de réduire la puissance de leur souffle parasite. \nCertaines des céramiques de petit format qui composent ce paysage sonore et visuel ont été placées dans des ruches d’abeilles. Les insectes ont bâti leur rayon de cire jaune entre les rhizomes complexes de ces pièces en terre cuite. \nPablo Boissel-Arrieta\, détail d’une des céramiques sonores d’Entropie V.2\, 2024. © Pablo Boissel-Arrieta
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/entropie-v-2/2025-04-11/
LOCATION:Galerie RDV\, 16 allée du Commandant Charcot\, Nantes\, 44000\, France
CATEGORIES:Exposition
GEO:47.2171548;-1.5457692
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Galerie RDV 16 allée du Commandant Charcot Nantes 44000 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=16 allée du Commandant Charcot:geo:-1.5457692,47.2171548
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250411T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250411T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014439-1744380000-1744398000@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-11/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250410T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250410T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144814Z
LAST-MODIFIED:20250227T144814Z
UID:10014497-1744293600-1744311600@www.grabugemag.com
SUMMARY:Entropie V.2
DESCRIPTION:Du 8 mars au 12 avril 2025\, RDV présente : Entropie V.2\, une exposition de l’artiste Pablo Boissel-Arrieta. \nVernissage le vendredi 7 mars à partir de 18h \nRencontre avec l’artiste le samedi 29 mars de 15h à 18h \nPerformance sonore improvisée avec Guillaume Lefebvre le 5 avril à partir de 18h \n  \nLe projet de recherche en création plastique et sonore Entropie mené par Pablo Boissel-Arrieta a pour désir de rendre sensible le cri silencieux de toute matière\, vouée à la mutation et au délitement. \nEntropie V.2 propose aux visiteur.euse.s une méditation immersive et poétique sur les processus de dégradation qui concernent toute formation organique. Sous une forme onirique et contemplative\, l’oeuvre nous donne à percevoir\, tant au niveau visuel qu’auditif\, le processus de dégénérescence qui touche tout corps composé. Nos corps sont invités à arpenter ce paysage étrange et distordu\, afin d’être à l’écoute de tous les phénomènes et perturbation qui traversent ce rhizome composite. \nSuspendues au plafond\, 7 goutteurs en faïence brun-rouge ont la fonction de réservoir d’eau. Ces céramiques évoquant des formes de stalactites sont poreuses. L’eau s’infiltre par capillarité dans la terre cuite\, et produit un goutte à goutte\, à l’instar des Oyas de jardin. Le débit du goutte à goutte est réglé empiriquement en les étanchéifiant avec de la cire d’abeille fondue. La durée entre la chute de chaque goutte devient ainsi plus longue. \nEn tombant\, les gouttent ruissellent sur des céramiques en grès émaillée\, évoquant des sortes de vie végétale étrange\, sur lesquels sont fixés des pinces crocodiles. En tombant\, les gouttent altèrent également des formes faites de terres crues et de tissus qui s’éroderont au fil de l’exposition\, revenant progressivement à un état de terre glaise visqueux. \nA chaque fois qu’une goutte percute les pinces crocodiles\, un signal électrique est émis\, et\, via l’intermédiaire de deux circuits électroniques suspendus\, vient déclencher le râle plaintif et chantant d’une des 7 céramiques sonores disposées au sol. \nCes céramiques s’érigent comme une succession de vertèbres en terre\, des colonnes émaillées qui agissent comme des cavités sonores à partir d’un système de flûte en céramique et d’une modulation interne du flux d’air. Ces 7 sculptures sonores sont reliées à des souffleries électriques via des tuyaux en PVC. Les souffleries électriques sont-elles mêmes ensevelies sous un mélange de terre crue et de textile qui vient les calfeutrer\, afin de réduire la puissance de leur souffle parasite. \nCertaines des céramiques de petit format qui composent ce paysage sonore et visuel ont été placées dans des ruches d’abeilles. Les insectes ont bâti leur rayon de cire jaune entre les rhizomes complexes de ces pièces en terre cuite. \nPablo Boissel-Arrieta\, détail d’une des céramiques sonores d’Entropie V.2\, 2024. © Pablo Boissel-Arrieta
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/entropie-v-2/2025-04-10/
LOCATION:Galerie RDV\, 16 allée du Commandant Charcot\, Nantes\, 44000\, France
CATEGORIES:Exposition
GEO:47.2171548;-1.5457692
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Galerie RDV 16 allée du Commandant Charcot Nantes 44000 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=16 allée du Commandant Charcot:geo:-1.5457692,47.2171548
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250410T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250410T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014438-1744293600-1744311600@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-10/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250409T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250409T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144814Z
LAST-MODIFIED:20250227T144814Z
UID:10014496-1744207200-1744225200@www.grabugemag.com
SUMMARY:Entropie V.2
DESCRIPTION:Du 8 mars au 12 avril 2025\, RDV présente : Entropie V.2\, une exposition de l’artiste Pablo Boissel-Arrieta. \nVernissage le vendredi 7 mars à partir de 18h \nRencontre avec l’artiste le samedi 29 mars de 15h à 18h \nPerformance sonore improvisée avec Guillaume Lefebvre le 5 avril à partir de 18h \n  \nLe projet de recherche en création plastique et sonore Entropie mené par Pablo Boissel-Arrieta a pour désir de rendre sensible le cri silencieux de toute matière\, vouée à la mutation et au délitement. \nEntropie V.2 propose aux visiteur.euse.s une méditation immersive et poétique sur les processus de dégradation qui concernent toute formation organique. Sous une forme onirique et contemplative\, l’oeuvre nous donne à percevoir\, tant au niveau visuel qu’auditif\, le processus de dégénérescence qui touche tout corps composé. Nos corps sont invités à arpenter ce paysage étrange et distordu\, afin d’être à l’écoute de tous les phénomènes et perturbation qui traversent ce rhizome composite. \nSuspendues au plafond\, 7 goutteurs en faïence brun-rouge ont la fonction de réservoir d’eau. Ces céramiques évoquant des formes de stalactites sont poreuses. L’eau s’infiltre par capillarité dans la terre cuite\, et produit un goutte à goutte\, à l’instar des Oyas de jardin. Le débit du goutte à goutte est réglé empiriquement en les étanchéifiant avec de la cire d’abeille fondue. La durée entre la chute de chaque goutte devient ainsi plus longue. \nEn tombant\, les gouttent ruissellent sur des céramiques en grès émaillée\, évoquant des sortes de vie végétale étrange\, sur lesquels sont fixés des pinces crocodiles. En tombant\, les gouttent altèrent également des formes faites de terres crues et de tissus qui s’éroderont au fil de l’exposition\, revenant progressivement à un état de terre glaise visqueux. \nA chaque fois qu’une goutte percute les pinces crocodiles\, un signal électrique est émis\, et\, via l’intermédiaire de deux circuits électroniques suspendus\, vient déclencher le râle plaintif et chantant d’une des 7 céramiques sonores disposées au sol. \nCes céramiques s’érigent comme une succession de vertèbres en terre\, des colonnes émaillées qui agissent comme des cavités sonores à partir d’un système de flûte en céramique et d’une modulation interne du flux d’air. Ces 7 sculptures sonores sont reliées à des souffleries électriques via des tuyaux en PVC. Les souffleries électriques sont-elles mêmes ensevelies sous un mélange de terre crue et de textile qui vient les calfeutrer\, afin de réduire la puissance de leur souffle parasite. \nCertaines des céramiques de petit format qui composent ce paysage sonore et visuel ont été placées dans des ruches d’abeilles. Les insectes ont bâti leur rayon de cire jaune entre les rhizomes complexes de ces pièces en terre cuite. \nPablo Boissel-Arrieta\, détail d’une des céramiques sonores d’Entropie V.2\, 2024. © Pablo Boissel-Arrieta
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/entropie-v-2/2025-04-09/
LOCATION:Galerie RDV\, 16 allée du Commandant Charcot\, Nantes\, 44000\, France
CATEGORIES:Exposition
GEO:47.2171548;-1.5457692
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Galerie RDV 16 allée du Commandant Charcot Nantes 44000 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=16 allée du Commandant Charcot:geo:-1.5457692,47.2171548
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250409T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250409T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014437-1744207200-1744225200@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-09/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250408T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250408T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144814Z
LAST-MODIFIED:20250227T144814Z
UID:10014495-1744120800-1744138800@www.grabugemag.com
SUMMARY:Entropie V.2
DESCRIPTION:Du 8 mars au 12 avril 2025\, RDV présente : Entropie V.2\, une exposition de l’artiste Pablo Boissel-Arrieta. \nVernissage le vendredi 7 mars à partir de 18h \nRencontre avec l’artiste le samedi 29 mars de 15h à 18h \nPerformance sonore improvisée avec Guillaume Lefebvre le 5 avril à partir de 18h \n  \nLe projet de recherche en création plastique et sonore Entropie mené par Pablo Boissel-Arrieta a pour désir de rendre sensible le cri silencieux de toute matière\, vouée à la mutation et au délitement. \nEntropie V.2 propose aux visiteur.euse.s une méditation immersive et poétique sur les processus de dégradation qui concernent toute formation organique. Sous une forme onirique et contemplative\, l’oeuvre nous donne à percevoir\, tant au niveau visuel qu’auditif\, le processus de dégénérescence qui touche tout corps composé. Nos corps sont invités à arpenter ce paysage étrange et distordu\, afin d’être à l’écoute de tous les phénomènes et perturbation qui traversent ce rhizome composite. \nSuspendues au plafond\, 7 goutteurs en faïence brun-rouge ont la fonction de réservoir d’eau. Ces céramiques évoquant des formes de stalactites sont poreuses. L’eau s’infiltre par capillarité dans la terre cuite\, et produit un goutte à goutte\, à l’instar des Oyas de jardin. Le débit du goutte à goutte est réglé empiriquement en les étanchéifiant avec de la cire d’abeille fondue. La durée entre la chute de chaque goutte devient ainsi plus longue. \nEn tombant\, les gouttent ruissellent sur des céramiques en grès émaillée\, évoquant des sortes de vie végétale étrange\, sur lesquels sont fixés des pinces crocodiles. En tombant\, les gouttent altèrent également des formes faites de terres crues et de tissus qui s’éroderont au fil de l’exposition\, revenant progressivement à un état de terre glaise visqueux. \nA chaque fois qu’une goutte percute les pinces crocodiles\, un signal électrique est émis\, et\, via l’intermédiaire de deux circuits électroniques suspendus\, vient déclencher le râle plaintif et chantant d’une des 7 céramiques sonores disposées au sol. \nCes céramiques s’érigent comme une succession de vertèbres en terre\, des colonnes émaillées qui agissent comme des cavités sonores à partir d’un système de flûte en céramique et d’une modulation interne du flux d’air. Ces 7 sculptures sonores sont reliées à des souffleries électriques via des tuyaux en PVC. Les souffleries électriques sont-elles mêmes ensevelies sous un mélange de terre crue et de textile qui vient les calfeutrer\, afin de réduire la puissance de leur souffle parasite. \nCertaines des céramiques de petit format qui composent ce paysage sonore et visuel ont été placées dans des ruches d’abeilles. Les insectes ont bâti leur rayon de cire jaune entre les rhizomes complexes de ces pièces en terre cuite. \nPablo Boissel-Arrieta\, détail d’une des céramiques sonores d’Entropie V.2\, 2024. © Pablo Boissel-Arrieta
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/entropie-v-2/2025-04-08/
LOCATION:Galerie RDV\, 16 allée du Commandant Charcot\, Nantes\, 44000\, France
CATEGORIES:Exposition
GEO:47.2171548;-1.5457692
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Galerie RDV 16 allée du Commandant Charcot Nantes 44000 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=16 allée du Commandant Charcot:geo:-1.5457692,47.2171548
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250408T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250408T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014436-1744120800-1744138800@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-08/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250408T100000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250408T170000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250402T122202Z
LAST-MODIFIED:20250402T122202Z
UID:10009514-1744106400-1744131600@www.grabugemag.com
SUMMARY:Atelier pour les enfants au Frac de Carquefou !
DESCRIPTION:Profondeur de champ avec l’artiste Camille Hervouet ! \nDe loin\, le bâtiment du Frac est une boîte en bois posée sur l’herbe. Au dedans\, le béton s’étire jusqu’au plafond. À travers la fenêtre\, le paysage remplit tout l’espace. \nAvec une artiste\, observe l’architecture et son environnement et capture le Frac en entier ou par fragments ! De l’extérieur ou en gros plan\, pose ton regard pour nous donner l’échelle du bâtiment ! \n6-12 ans \nTarifs : 40€* le stage \nSur inscription à\nc.godefroy@fracpdl.comou\nau 02 28 01 57 62
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/atelier-pour-les-enfants-au-frac-de-carquefou/
LOCATION:Frac des Pays de la Loire-site de Carquefou\, 24 bis Boulevard Ampère\, La Fleuriaye\, Carquefou\, 44470
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/jpeg:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/03/Profondeur-de-champ.jpg
ORGANIZER;CN="Frac des Pays de la Loire":MAILTO:contact@fracpdl.com
GEO:47.3019301;-1.5032297
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Frac des Pays de la Loire-site de Carquefou 24 bis Boulevard Ampère La Fleuriaye Carquefou 44470;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=24 bis Boulevard Ampère\, La Fleuriaye:geo:-1.5032297,47.3019301
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250406T110000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250406T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20240930T142643Z
LAST-MODIFIED:20240930T142643Z
UID:10012866-1743937200-1743966000@www.grabugemag.com
SUMMARY:Dimanche au musée / Musée d'arts gratuit tous les 1ers dimanches du mois
DESCRIPTION:⏰ 𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗶𝗺𝗮𝗻𝗰𝗵𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗺𝗼𝗶𝘀  (hors juillet et août)\, 𝗹𝗲 𝗠𝘂𝘀𝗲́𝗲 𝗱’𝗮𝗿𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗡𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘀𝘁 𝗲𝗻 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲 ! \nLa réservation d’un billet n’est pas nécessaire\, mais la réservation d’un créneau de visite est conseillée pour les expositions temporaires : https://museedartsdenantes.nantesmetropole.fr \n📍 Profitez-en ! \nhttps://www.facebook.com/events/1586787421908541/?event_time_id=1586787458575204
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/dimanche-au-musee-musee-darts-gratuit-tous-les-1ers-dimanches-du-mois-19/
LOCATION:10 rue Georges Clemenceau\, 44000 Nantes\, France\, 10 rue Georges Clemenceau\, 44000 Nantes\, France
CATEGORIES:Exposition
ORGANIZER;CN="Mus%C3%A9e d'arts de Nantes":MAILTO:noreply@facebookmail.com
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250405T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250405T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144814Z
LAST-MODIFIED:20250227T144814Z
UID:10014494-1743861600-1743879600@www.grabugemag.com
SUMMARY:Entropie V.2
DESCRIPTION:Du 8 mars au 12 avril 2025\, RDV présente : Entropie V.2\, une exposition de l’artiste Pablo Boissel-Arrieta. \nVernissage le vendredi 7 mars à partir de 18h \nRencontre avec l’artiste le samedi 29 mars de 15h à 18h \nPerformance sonore improvisée avec Guillaume Lefebvre le 5 avril à partir de 18h \n  \nLe projet de recherche en création plastique et sonore Entropie mené par Pablo Boissel-Arrieta a pour désir de rendre sensible le cri silencieux de toute matière\, vouée à la mutation et au délitement. \nEntropie V.2 propose aux visiteur.euse.s une méditation immersive et poétique sur les processus de dégradation qui concernent toute formation organique. Sous une forme onirique et contemplative\, l’oeuvre nous donne à percevoir\, tant au niveau visuel qu’auditif\, le processus de dégénérescence qui touche tout corps composé. Nos corps sont invités à arpenter ce paysage étrange et distordu\, afin d’être à l’écoute de tous les phénomènes et perturbation qui traversent ce rhizome composite. \nSuspendues au plafond\, 7 goutteurs en faïence brun-rouge ont la fonction de réservoir d’eau. Ces céramiques évoquant des formes de stalactites sont poreuses. L’eau s’infiltre par capillarité dans la terre cuite\, et produit un goutte à goutte\, à l’instar des Oyas de jardin. Le débit du goutte à goutte est réglé empiriquement en les étanchéifiant avec de la cire d’abeille fondue. La durée entre la chute de chaque goutte devient ainsi plus longue. \nEn tombant\, les gouttent ruissellent sur des céramiques en grès émaillée\, évoquant des sortes de vie végétale étrange\, sur lesquels sont fixés des pinces crocodiles. En tombant\, les gouttent altèrent également des formes faites de terres crues et de tissus qui s’éroderont au fil de l’exposition\, revenant progressivement à un état de terre glaise visqueux. \nA chaque fois qu’une goutte percute les pinces crocodiles\, un signal électrique est émis\, et\, via l’intermédiaire de deux circuits électroniques suspendus\, vient déclencher le râle plaintif et chantant d’une des 7 céramiques sonores disposées au sol. \nCes céramiques s’érigent comme une succession de vertèbres en terre\, des colonnes émaillées qui agissent comme des cavités sonores à partir d’un système de flûte en céramique et d’une modulation interne du flux d’air. Ces 7 sculptures sonores sont reliées à des souffleries électriques via des tuyaux en PVC. Les souffleries électriques sont-elles mêmes ensevelies sous un mélange de terre crue et de textile qui vient les calfeutrer\, afin de réduire la puissance de leur souffle parasite. \nCertaines des céramiques de petit format qui composent ce paysage sonore et visuel ont été placées dans des ruches d’abeilles. Les insectes ont bâti leur rayon de cire jaune entre les rhizomes complexes de ces pièces en terre cuite. \nPablo Boissel-Arrieta\, détail d’une des céramiques sonores d’Entropie V.2\, 2024. © Pablo Boissel-Arrieta
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/entropie-v-2/2025-04-05/
LOCATION:Galerie RDV\, 16 allée du Commandant Charcot\, Nantes\, 44000\, France
CATEGORIES:Exposition
GEO:47.2171548;-1.5457692
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Galerie RDV 16 allée du Commandant Charcot Nantes 44000 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=16 allée du Commandant Charcot:geo:-1.5457692,47.2171548
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250405T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250405T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014435-1743861600-1743879600@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-05/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250404T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250404T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144814Z
LAST-MODIFIED:20250227T144814Z
UID:10014493-1743775200-1743793200@www.grabugemag.com
SUMMARY:Entropie V.2
DESCRIPTION:Du 8 mars au 12 avril 2025\, RDV présente : Entropie V.2\, une exposition de l’artiste Pablo Boissel-Arrieta. \nVernissage le vendredi 7 mars à partir de 18h \nRencontre avec l’artiste le samedi 29 mars de 15h à 18h \nPerformance sonore improvisée avec Guillaume Lefebvre le 5 avril à partir de 18h \n  \nLe projet de recherche en création plastique et sonore Entropie mené par Pablo Boissel-Arrieta a pour désir de rendre sensible le cri silencieux de toute matière\, vouée à la mutation et au délitement. \nEntropie V.2 propose aux visiteur.euse.s une méditation immersive et poétique sur les processus de dégradation qui concernent toute formation organique. Sous une forme onirique et contemplative\, l’oeuvre nous donne à percevoir\, tant au niveau visuel qu’auditif\, le processus de dégénérescence qui touche tout corps composé. Nos corps sont invités à arpenter ce paysage étrange et distordu\, afin d’être à l’écoute de tous les phénomènes et perturbation qui traversent ce rhizome composite. \nSuspendues au plafond\, 7 goutteurs en faïence brun-rouge ont la fonction de réservoir d’eau. Ces céramiques évoquant des formes de stalactites sont poreuses. L’eau s’infiltre par capillarité dans la terre cuite\, et produit un goutte à goutte\, à l’instar des Oyas de jardin. Le débit du goutte à goutte est réglé empiriquement en les étanchéifiant avec de la cire d’abeille fondue. La durée entre la chute de chaque goutte devient ainsi plus longue. \nEn tombant\, les gouttent ruissellent sur des céramiques en grès émaillée\, évoquant des sortes de vie végétale étrange\, sur lesquels sont fixés des pinces crocodiles. En tombant\, les gouttent altèrent également des formes faites de terres crues et de tissus qui s’éroderont au fil de l’exposition\, revenant progressivement à un état de terre glaise visqueux. \nA chaque fois qu’une goutte percute les pinces crocodiles\, un signal électrique est émis\, et\, via l’intermédiaire de deux circuits électroniques suspendus\, vient déclencher le râle plaintif et chantant d’une des 7 céramiques sonores disposées au sol. \nCes céramiques s’érigent comme une succession de vertèbres en terre\, des colonnes émaillées qui agissent comme des cavités sonores à partir d’un système de flûte en céramique et d’une modulation interne du flux d’air. Ces 7 sculptures sonores sont reliées à des souffleries électriques via des tuyaux en PVC. Les souffleries électriques sont-elles mêmes ensevelies sous un mélange de terre crue et de textile qui vient les calfeutrer\, afin de réduire la puissance de leur souffle parasite. \nCertaines des céramiques de petit format qui composent ce paysage sonore et visuel ont été placées dans des ruches d’abeilles. Les insectes ont bâti leur rayon de cire jaune entre les rhizomes complexes de ces pièces en terre cuite. \nPablo Boissel-Arrieta\, détail d’une des céramiques sonores d’Entropie V.2\, 2024. © Pablo Boissel-Arrieta
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/entropie-v-2/2025-04-04/
LOCATION:Galerie RDV\, 16 allée du Commandant Charcot\, Nantes\, 44000\, France
CATEGORIES:Exposition
GEO:47.2171548;-1.5457692
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Galerie RDV 16 allée du Commandant Charcot Nantes 44000 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=16 allée du Commandant Charcot:geo:-1.5457692,47.2171548
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250404T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250404T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014434-1743775200-1743793200@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-04/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250403T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250403T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144814Z
LAST-MODIFIED:20250227T144814Z
UID:10014492-1743688800-1743706800@www.grabugemag.com
SUMMARY:Entropie V.2
DESCRIPTION:Du 8 mars au 12 avril 2025\, RDV présente : Entropie V.2\, une exposition de l’artiste Pablo Boissel-Arrieta. \nVernissage le vendredi 7 mars à partir de 18h \nRencontre avec l’artiste le samedi 29 mars de 15h à 18h \nPerformance sonore improvisée avec Guillaume Lefebvre le 5 avril à partir de 18h \n  \nLe projet de recherche en création plastique et sonore Entropie mené par Pablo Boissel-Arrieta a pour désir de rendre sensible le cri silencieux de toute matière\, vouée à la mutation et au délitement. \nEntropie V.2 propose aux visiteur.euse.s une méditation immersive et poétique sur les processus de dégradation qui concernent toute formation organique. Sous une forme onirique et contemplative\, l’oeuvre nous donne à percevoir\, tant au niveau visuel qu’auditif\, le processus de dégénérescence qui touche tout corps composé. Nos corps sont invités à arpenter ce paysage étrange et distordu\, afin d’être à l’écoute de tous les phénomènes et perturbation qui traversent ce rhizome composite. \nSuspendues au plafond\, 7 goutteurs en faïence brun-rouge ont la fonction de réservoir d’eau. Ces céramiques évoquant des formes de stalactites sont poreuses. L’eau s’infiltre par capillarité dans la terre cuite\, et produit un goutte à goutte\, à l’instar des Oyas de jardin. Le débit du goutte à goutte est réglé empiriquement en les étanchéifiant avec de la cire d’abeille fondue. La durée entre la chute de chaque goutte devient ainsi plus longue. \nEn tombant\, les gouttent ruissellent sur des céramiques en grès émaillée\, évoquant des sortes de vie végétale étrange\, sur lesquels sont fixés des pinces crocodiles. En tombant\, les gouttent altèrent également des formes faites de terres crues et de tissus qui s’éroderont au fil de l’exposition\, revenant progressivement à un état de terre glaise visqueux. \nA chaque fois qu’une goutte percute les pinces crocodiles\, un signal électrique est émis\, et\, via l’intermédiaire de deux circuits électroniques suspendus\, vient déclencher le râle plaintif et chantant d’une des 7 céramiques sonores disposées au sol. \nCes céramiques s’érigent comme une succession de vertèbres en terre\, des colonnes émaillées qui agissent comme des cavités sonores à partir d’un système de flûte en céramique et d’une modulation interne du flux d’air. Ces 7 sculptures sonores sont reliées à des souffleries électriques via des tuyaux en PVC. Les souffleries électriques sont-elles mêmes ensevelies sous un mélange de terre crue et de textile qui vient les calfeutrer\, afin de réduire la puissance de leur souffle parasite. \nCertaines des céramiques de petit format qui composent ce paysage sonore et visuel ont été placées dans des ruches d’abeilles. Les insectes ont bâti leur rayon de cire jaune entre les rhizomes complexes de ces pièces en terre cuite. \nPablo Boissel-Arrieta\, détail d’une des céramiques sonores d’Entropie V.2\, 2024. © Pablo Boissel-Arrieta
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/entropie-v-2/2025-04-03/
LOCATION:Galerie RDV\, 16 allée du Commandant Charcot\, Nantes\, 44000\, France
CATEGORIES:Exposition
GEO:47.2171548;-1.5457692
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Galerie RDV 16 allée du Commandant Charcot Nantes 44000 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=16 allée du Commandant Charcot:geo:-1.5457692,47.2171548
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250403T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250403T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014433-1743688800-1743706800@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-03/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250402T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250402T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144814Z
LAST-MODIFIED:20250227T144814Z
UID:10014491-1743602400-1743620400@www.grabugemag.com
SUMMARY:Entropie V.2
DESCRIPTION:Du 8 mars au 12 avril 2025\, RDV présente : Entropie V.2\, une exposition de l’artiste Pablo Boissel-Arrieta. \nVernissage le vendredi 7 mars à partir de 18h \nRencontre avec l’artiste le samedi 29 mars de 15h à 18h \nPerformance sonore improvisée avec Guillaume Lefebvre le 5 avril à partir de 18h \n  \nLe projet de recherche en création plastique et sonore Entropie mené par Pablo Boissel-Arrieta a pour désir de rendre sensible le cri silencieux de toute matière\, vouée à la mutation et au délitement. \nEntropie V.2 propose aux visiteur.euse.s une méditation immersive et poétique sur les processus de dégradation qui concernent toute formation organique. Sous une forme onirique et contemplative\, l’oeuvre nous donne à percevoir\, tant au niveau visuel qu’auditif\, le processus de dégénérescence qui touche tout corps composé. Nos corps sont invités à arpenter ce paysage étrange et distordu\, afin d’être à l’écoute de tous les phénomènes et perturbation qui traversent ce rhizome composite. \nSuspendues au plafond\, 7 goutteurs en faïence brun-rouge ont la fonction de réservoir d’eau. Ces céramiques évoquant des formes de stalactites sont poreuses. L’eau s’infiltre par capillarité dans la terre cuite\, et produit un goutte à goutte\, à l’instar des Oyas de jardin. Le débit du goutte à goutte est réglé empiriquement en les étanchéifiant avec de la cire d’abeille fondue. La durée entre la chute de chaque goutte devient ainsi plus longue. \nEn tombant\, les gouttent ruissellent sur des céramiques en grès émaillée\, évoquant des sortes de vie végétale étrange\, sur lesquels sont fixés des pinces crocodiles. En tombant\, les gouttent altèrent également des formes faites de terres crues et de tissus qui s’éroderont au fil de l’exposition\, revenant progressivement à un état de terre glaise visqueux. \nA chaque fois qu’une goutte percute les pinces crocodiles\, un signal électrique est émis\, et\, via l’intermédiaire de deux circuits électroniques suspendus\, vient déclencher le râle plaintif et chantant d’une des 7 céramiques sonores disposées au sol. \nCes céramiques s’érigent comme une succession de vertèbres en terre\, des colonnes émaillées qui agissent comme des cavités sonores à partir d’un système de flûte en céramique et d’une modulation interne du flux d’air. Ces 7 sculptures sonores sont reliées à des souffleries électriques via des tuyaux en PVC. Les souffleries électriques sont-elles mêmes ensevelies sous un mélange de terre crue et de textile qui vient les calfeutrer\, afin de réduire la puissance de leur souffle parasite. \nCertaines des céramiques de petit format qui composent ce paysage sonore et visuel ont été placées dans des ruches d’abeilles. Les insectes ont bâti leur rayon de cire jaune entre les rhizomes complexes de ces pièces en terre cuite. \nPablo Boissel-Arrieta\, détail d’une des céramiques sonores d’Entropie V.2\, 2024. © Pablo Boissel-Arrieta
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/entropie-v-2/2025-04-02/
LOCATION:Galerie RDV\, 16 allée du Commandant Charcot\, Nantes\, 44000\, France
CATEGORIES:Exposition
GEO:47.2171548;-1.5457692
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Galerie RDV 16 allée du Commandant Charcot Nantes 44000 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=16 allée du Commandant Charcot:geo:-1.5457692,47.2171548
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20250402T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20250402T190000
DTSTAMP:20260419T182646
CREATED:20250227T144246Z
LAST-MODIFIED:20250227T144820Z
UID:10014432-1743602400-1743620400@www.grabugemag.com
SUMMARY:Sauroctone
DESCRIPTION:Le centre d’art contemporain Zoo invite Yan Tomaszewski à réaliser une exposition monographique du 14 mars au 24 mai 2025. \n  \nLe travail de Yan Tomaszewski recourt à divers médiums en fonction des projets qu’il met en œuvre ; pour le projet Gangnam Beauty par exemple\, où il met en scène le désir de transformation physique d’un admirateur d’un leader de la K-pop\, il est vidéaste ; pour interroger les motivations derrière la destruction d’une maison de collectionneurs il est à nouveau réalisateur pour le film The Good Breast and the Bad Breast déjà présenté par le centre d’art Zoo dans le cadre de l’exposition Shelter à l’Atelier de Nantes. Mais le jeune artiste parisien est aussi sculpteur\, céramiste\, vitrailliste\, installationniste\, etc.\, chaque fois se faisant aider par une équipe de spécialistes avec lesquels il met en œuvre de véritables collaborations. \n  \nC’est le projet final qui décidera du médium privilégié : pour la commande qu’il a réalisé avec le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget\, Yan Tomaszewski « s’est fait architecte » pour concevoir une caverne en forme d’astéroïde : à l’intérieur de cette dernière était disposé un ensemble de récipients en verre aux allures de béchers et autres flacons en verre\, ceci pour évoquer le laboratoire stellaire à l’origine de la vie sur terre issue de la poussière d’étoile venue bombarder le sol de la planète lors de sa formation. Les centres d’intérêt de l’artiste vont de la K-pop à la psychanalyse\, en passant par l’astronomie et les mythes asiatiques. \n  \nL’artiste éprouve un intérêt particulier pour les saints sauroctones\, ces saints pourfendeurs de monstres dont l’origine se perd dans les méandres de la préhistoire de la chrétienté et qui condensent un certain nombre de thèmes comme la persistance de cultes païens\, une imagerie que l’on pourrait qualifier de fantastique\, mais aussi la crainte qu’éprouvent les populations à l’endroit des fleuves\, générateurs de crues dévastatrices. Cette crainte s’incarne dans la figure de monstres (dragons et autres vouivres) que les saints en question viennent combattre. Un arrière-plan moral se dégage aussi de cette lutte que mènent les saints et donc la chrétienté envers les forces de la nature qu’il s’agit de maîtriser. \n  \nSi les anguilles n’appartiennent pas à cette catégorie d’animaux légendaires\, elles s’y apparentent par leur déplacement et leur aspect serpentin qui fait également penser au cours des fleuves sauvages. Au XIIIe siècle\, des procès en excommunication sont perpétrés à l’encontre des anguilles\, témoignant du regard des populations locales à l’endroit de ces animaux que l’on soupçonne d’être malfaisants\, maléfiques. Cette subjectivation très contemporaine de l’animal s’accompagne d’une volonté de punir ces animaux\, une connotation morale que l’on retrouve aussi dans le terme de « correction » appliqué à la rectification du cours des fleuves\, un terme toujours en vigueur.   \n  \nCes anguilles sont aujourd’hui menacées d’extinction du fait justement des nombreuses modifications que l’homme a apportées aux fleuves sauvages et qui rendent les trajets vers les zones de reproduction de plus en plus difficiles. En même temps\, ils font l’objet de recherches poussées de la part de scientifiques qui étudient des mouvements capables de les propulser jusqu’au milieu de l’océan en dépensant un minimum d’énergie : le centre d’art présentera un « robot anguille » qui reproduit la forme et le mouvement de l’animal\, conçu en collaboration avec le laboratoire Robotique et Vivant de l’IMT Atlantique de Nantes. Un avatar qui renvoie par ailleurs à la volonté très contemporaine et pour le moins angoissante de remplacer le vivant par des machines\, un thème qui rejoint les préoccupations de l’artiste : ce dernier s’est déjà penché sur la question du fleuve ainsi que de la conservation de son biotope\, sans oublier toutes les manifestations cultuelles qui lui sont attachées et qui ont déjà fait l’objet de la part de l’artiste d’un projet conséquent avec la Galerie Municipale Jean Collet et le MAC VAL situés à proximité des bords de Seine.1 \n  \nPour l’exposition au centre d’art Zoo\, l’artiste a réalisé une grande installation faite d’îlots qui déploient nombre d’éléments liés à l’historiographie des fleuves et aux mythologies qu’ils drainent en produisant notamment un vitrail figurant ce fameux saint sauroctone et en créant des sculptures hybrides en céramique et verre coloré qui proposent une imagerie renouvelée de l’imaginaire fluvial. Une imagerie brouillée par les milliers de microbilles de plastique qui viennent recouvrir le sol de ces îlots et nous ouvrir les yeux sur la réalité des atteintes au biotope tandis que l’anguille robot\, au-delà de la prouesse scientifique qu’elle représente\, nous alerte sur les menaces qui pèsent sur la faune des milieux aquatiques naturels. \n  \n1 Sequana\, exposition à la Galerie Municipale Jean Collet et au MAC VAL\, 2023.
URL:https://www.grabugemag.com/evenement/sauroctone/2025-04-02/
LOCATION:Zoo Galerie\, centre d’art contemporain\, 12 rue Lamoricière\, Nantes\, 44100\, France
CATEGORIES:Exposition
ATTACH;FMTTYPE=image/png:https://www.grabugemag.com/wp-content/uploads/2025/02/Carre_Sauroctone_300dpi1.png
ORGANIZER;CN="Zoo Galerie":MAILTO:contact@zoogalerie.fr
GEO:47.2119502;-1.570985
X-APPLE-STRUCTURED-LOCATION;VALUE=URI;X-ADDRESS=Zoo Galerie centre d’art contemporain 12 rue Lamoricière Nantes 44100 France;X-APPLE-RADIUS=500;X-TITLE=12 rue Lamoricière:geo:-1.570985,47.2119502
END:VEVENT
END:VCALENDAR