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Concerts, spectacles, exposition, cinéma, quoi faire à Nantes du 26 au 01 février 2026 ?

mardi 27 janvier / 20:00
#jazzrock
28 à 30 euros

Gogo Penguin : L’âge de glisse

Ils ont toujours un petit air de jamais-vu, les morceaux de GoGo Penguin. Reconnaissables à leurs accords de piano solaires et à leur cavalcade rythmique, les instrumentales du trio mancunien font toujours un pas de côté mélodique qui rend son jazz à la fois accessible et surprenant. Le départ du batteur Rob Turner, remplacé depuis un an par Jon Scott, a peu modifié la recette du combo piano/contrebasse/batterie : percussions métronomiques, suites d’accords majeurs, ambiances cinématographiques et goût pour les subtils décalages. Loin des improvisations échevelées, GoGo Penguin lorgne davantage vers les univers de Philip Glass ou Steve Reich et cultive une pureté du son et de la cadence peu commune dans la musique acoustique. Leur dernier album, Necessary Fictions, s’ouvre aux synthétiseurs (et même au chant). La prouesse rythmique et le goût du voyage sonore, eux, demeurent.
TIMOTHÉE BLIT
Stereolux (Nantes – 44) avec Daudi Matsiko
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mardi 27 janvier et mercredi 28 janvier
#rock
23 à 26 euros

Bass Drum of Death : Drame and basse

Amateur·ices de Ty Segall et autres Osees (on parle bien des ex–Thee Oh Sees, TheOhSees, Oh Sees… Suivez un peu !), la double date de Bass Drum of Death est sûrement déjà dans vos agendas. Formé en 2008 à Oxford, dans le Mississippi, par John Barrett — d’abord tout seul puis entouré de musiciens —, le groupe de garage enregistre ses premiers albums lui-même sur GarageBand avant de les sortir sur les labels Fat Possum puis Innovative Leisure. Après des tournées en Amérique du Nord et en Europe (notamment en première partie de Black Rebel Motorcycle Club), cinq albums et une pause, Bass Drum of Death revendique un retour aux sources avec un sixième album sobrement intitulé SIX. Autoproduit dans le home studio de son protagoniste principal à Nashville, le LP propose trente-deux minutes de rock garage aux accents power pop, sans fioritures.
LOUISE PLESSIER
Le Ferrailleur (Nantes – 44), le 27 janvier Quai M (La Roche-sur-Yon – 44), le 28 janvier
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mercredi 28 janvier / 20:30
#pop
24 euros

Kaky : En vert et contre tout

Les médias l’appellent le « bricoleur du son », mais qui est vraiment Kaky, l’artisan du bruit ? En 2021, le chanteur quitte ses études et sort Room 404, son premier EP. On y retrouve notamment des samples réalisés à partir de bruits du quotidien (verre d’eau, table, bips d’une caisse de supermarché…), des « Kakysounds » dont il détaille la conception dans une série de vidéos. Quatre ans plus tard, Kaky se lance un nouveau défi : avec Est-ce que quelqu’un m’entend ?, il adopte un registre plus pop, centré sur les thèmes de l’amour et de la rédemption. Un renouveau esthétique et musical, fruit de « 889 jours à se chercher ». Après avoir assuré les premières parties de Kyo et Hélèna cet été (à Bercy et à l’Olympia), il arrive désormais en terrain conquis, bien décidé à faire résonner son identité sonore bien au-delà de ses débuts bricolés.
LÉO DENORT–HOUP
Le Ferrailleur (Nantes – 44)
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jeudi 29 et vendredi 30 janvier / 20:30
#humour
42 à 52 euros

Fabrice Eboué : Du seul au plafond

Fabrice Éboué n’y va jamais avec le dos de la cuillère, loin de lui cette idée. Son cinquième one-man, sobrement intitulé Solitudes, promet d’être dans la veine du précédent. Car l’humoriste de 48 ans, fort du succès rencontré lors de sa tournée d’Adieu hier, reprend du service bien décidé à montrer qu’il en a encore sous la pédale pour étriller les absurdités de l’époque. Un stand-up décapant, corrosif, où chacun en prend pour son grade (à commencer par lui-même), où tout le monde est amené à s’interroger entre deux bouquets de zygomatiques, entre deux salves de punchlines bien senties. Sous les pavés de la gaudriole, la plage de la réflexion.
LOUIS CHAUVIN
Zénith de Nantes (Saint-Herblain – 44)
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vendredi 30 janvier / 20:30
20 à 40 euros

Post-Orientalist Express d’Eun-Me Ahn au Festival Trajectoires

En puisant dans les légendes, la culture populaire, les modes et les danses traditionnelles qui s’étendent du Caucase au Japon, la chorégraphe Eun-Me Ahn crée Post-Orientalist Express, un spectacle qui interroge la vision occidentale de l’Asie. La Sud-Coréenne pousse ses créations jusqu’à l’extrême, parfois jusqu’au ridicule, pour mieux mettre en lumière ces stéréotypes. Ses danses redéfinissent la culture contemporaine grâce à un langage chorégraphique singulier, mêlant héritage chamanique et formation new-yorkaise.
ZOÉ TROUILLARD-BIZEUL
Le Théâtre (Saint-Nazaire – 44)
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vendredi 30 janvier / 20:30
#jazz
7 à 18 euros

Alabaster DePlume : Sax education

Alabaster DePlume, saxophoniste britannique et membre du collectif londonien Total Refreshment Centre, façonne une musique entre spiritual jazz, folk spectral et spoken word. Dans son dernier album A Blade, Because A Blade Is Whole, paru sur le label International Anthem (Makaya McCraven, Angel Bat Dawid, Jeff Parker…), son instrument dialogue avec des cordes délicates et une voix fragile, donnant naissance à une musique intense et profonde. En première partie, Tatiana Paris se produit et explore, à travers son nouvel album T h a l l e, de nouveaux horizons sonores où synthétiseurs et cordes s’entremêlent pour créer un désordre maîtrisé.
ZOÉ TROUILLARD-BIZEUL
Pannonica (Nantes – 44) avec Tatiana Paris
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vendredi 30 janvier / 19:30
#rock
5 à 20 euros

Treaks : L’ego technique

Difficile de faire plus local que le trio Treaks ! Formé au conservatoire de Nantes il y a quelques années, le groupe n’a pourtant rien d’une sage petite tête blonde. Chez Treaks, ça parle traumatisme, rapport au corps et féminisme. Musicalement, leur son puise clairement du côté des groupes anglais dans l’esprit d’Idles, porté ici par une voix rageuse et déchaînée. Le groupe a sorti son premier album, EGO, au printemps dernier et compte bien laisser sa marque sur la scène… comme dans les backstages. Ses membres militent d’ailleurs au sein de structures comme Muses Asso pour sortir du boys club que peut être le milieu du rock. On a hâte de voir la suite !
QUENTIN BELLETOISE
ONYX (Saint-Herblain – 44) avec Eat-Girls
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dimanche 01 février / 16:00
gratuit

Trap de Rita Lira au Festival Trajectoires

Prisonnière d’une pensée, l’Ukrainienne Rita Lira questionne l’enfermement en imaginant un solo où son corps se débat avec un tissu couleur chair qui l’enveloppe et freine chacun de ses mouvements. Dans cette lutte pour s’extraire de ce cocon flexible, la chorégraphe, cherchant une issue, se retrouve contrainte de bouger malgré l’entrave. Sa danse met en lumière le tiraillement entre paralysie et désir d’évasion, laissant en suspens la question d’une libération — si tant est qu’elle soit possible.
ZOÉ TROUILLARD-BIZEUL
FRAC (Carquefou – 44)
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du 28 janvier au 01février
#classique

La Folle Journée : Rhin à déclarer

Changement de capitaine pour La Folle Journée : René Martin a quitté fin octobre la direction du festival, une condition posée par la Ville de Nantes après un audit confirmant des situations de harcèlement révélées en septembre par Médiacités et La Lettre du Musicien. C’est donc par gros temps que le paquebot de La Folle Journée aborde sa 32e édition, avec une programmation consacrée aux fleuves. Danube, Rhin et le Nil furent les autoroutes de l’information pendant des siècles. Les villes portuaires devinrent villes culturelles et charrièrent leur lot de génies. On pense évidemment au Beau Danube bleu (Johann Strauss fils), qui traverse Vienne et Budapest, et au tour de force symphonique de La Moldau (Bedřich Smetana). La légende de Lorelei, qui remonte le courant du Rhin, a irrigué l’inspiration de Richard Wagner et Franz Liszt. La Folle Journée mouillera aussi sur les rives du Niger, de l’Amazone, du Mississippi… et garde le cap en attendant des eaux plus calmes.
TIMOTHÉE BLIT
La Cité des Congrès (Nantes – 44)
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