mardi 03 mars / 20:30
#théâtre
14 à 20 euros
Jeux de Massacre de Fabien Doneau : Village people
Si le début de la décennie a été marqué par le Covid et ses confinements à répétition, au Moyen Âge, les pandémies faisaient partie du quotidien. Dans Jeux de Massacre, un petit village est frappé par la peste. À travers plus de quinze scènes portées par dix comédiens, le spectacle suit le quotidien bouleversé de ses habitants. Tandis que la peur de la mort s’installe, certains tentent de tirer profit de la situation. Sur fond de fractures sociales — entre bourgeois fortunés, paysans miséreux et médecins — tous doivent cohabiter face aux mêmes angoisses. Rumeurs, isolement, suspicion : tous les ressorts sont bons pour nourrir la peur de l’autre.
LÉO DENORT–HOUP
Le Champilambart (Vallet – 44)
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mardi 03 mars / 20:45
#théâtre #danse
14 à 29 euros
Les Chatouilles ou La Danse de la colère d’Andréa Bescond : Les yeux dans les bleus
Récompensé par le César de la meilleure adaptation en 2018, Les Chatouilles prend d’abord vie sur scène avec la pièce dansée Les Chatouilles ou La Danse de la colère, créée et interprétée par Andréa Bescond. Ce récit intime et frontal revient aujourd’hui au théâtre pour dire les violences sexuelles subies dans l’enfance. Sous le nom d’Odette, une fillette de huit ans devenue adulte, la comédienne traverse ses souvenirs et les affronte. Seule en scène, elle endosse tour à tour les figures qui ont façonné son histoire : parents absents, professeure de danse, psy muet. La danse devient alors un langage à part entière, capable de dire l’indicible sans jamais sombrer dans la brutalité. Entre cri de révolte et quête de justice, le spectacle laisse aussi affleurer une émotion inattendue, parfois même un sourire.
ZOÉ TROUILLARD-BIZEUL
Théâtre de la Fleuriaye (Carquefou – 44)
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mardi 03 mars / 20:30
#théâtre
10 à 24 euros
Un Démocrate d’Idiomécanic Théâtre : La République, c’est toi
Quelle est la différence entre une dictature et une démocratie ? Dans le New York des années 1920, Edward Bernays, neveu de Freud, théorise la manipulation de masse à travers une métaphore : « Vous plongez une grenouille dans l’eau bouillante, elle saute pour s’échapper de la casserole. Vous la plongez dans l’eau froide, vous réchauffez doucement, elle ne s’en rend pas compte et elle se laisse bouillir ». Pour Bernays, il ne s’agissait pas de vendre des produits, mais de fabriquer le désir d’acheter. Sur scène, quatre comédiens mettent à nu ces rouages à travers une succession de saynètes, questionnant notre rapport au pouvoir, à l’influence et à ce qu’il reste de la démocratie.
ZOÉ TROUILLARD-BIZEUL
La Balise (Saint Hilaire de Riez – 85)
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du 03 mars au 06 mars
#opéra
4 à 52 euros
Cendrillon par la co[opéra]tive : Le conte est bon
Qui ne connaît pas l’histoire de Cendrillon ? Transmis oralement depuis la nuit des temps, puis fixé à l’écrit — les premières versions remontent à l’Antiquité — avant d’être popularisé par Disney et autres marchands de princesses, ce conte a connu plus d’adaptations qu’on ne peut en compter, partout dans le monde, y compris avec des Cendrillon masculins (et même une variante corse…). La version de Charles Perrault, au XVIIe siècle, compte parmi les plus célèbres en Europe et inspire en 1904 un « opéra de salon » à Pauline Viardot. Très fidèle au texte de l’auteur, l’ancienne cantatrice et musicienne y dépeint une héroïne malicieuse et émouvante, évoluant entre citrouille-carrosse, pantoufle de verre, bal et prince charmant. Dans sa reprise de 2025, le metteur en scène David Lescot s’attache à faire ressortir la dualité du récit pour conjuguer « féérie et cruauté ».
JULIETTE GUCHET
Théâtre Graslin (Nantes – 44), mardi 03 (20:00), mercredi 04 (15:30), jeudi 05 et vendredi 06 mars (20:00)
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https://www.facebook.com/reel/4133460736924203
mercredi 04 mars / 20:00
#rock
34,5 euros
Royal Republic : Sans foi ni roi
En cinq albums, ces quatre Suédois ont remis une évidence au centre du jeu : le rock peut (et doit) encore servir à faire la fête. Pas de lo-fi introspectif bricolé dans une chambre, pas de concept à rallonge ni de spleen exis tentiel : chez Royal Republic, tout est affaire d’énergie, de groove et de refrains taillés pour transpirer en chœur. Depuis We Are the Royal (2009), qui les propulse immédiatement sur les radars rock européens, le groupe déroule une disco punk hédoniste, nourrie de riffs secs, de rythmiques dansantes et d’un sens du fun jamais feint. Des missiles comme Fireman & Dancer — imaginez Franz Ferdinand sous amphétamines jouant le générique de Magnum, moustache comprise — ou Everybody Wants to Be an Astronaut résument bien la formule : ça va vite, ça tape juste, et ça ne s’excuse jamais. Même quand le quatuor s’offre un détour acoustique ou multiplie les clins d’œil pop (Anna-Leigh), l’objectif reste le même : transformer chaque concert en nouba de stade. Ici, les guitares reprennent un droit qu’elles avaient laissé à l’électro et au hip-hop : celui de nous faire danser comme si personne ne regardait.
CRYSTAL LE GUELLEC
La Carrière (Saint-Herblain – 44) avec The Intersphere
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jeudi 05 mars / 20:00
#folk
55 euros
Suzanne Vega : Mature et découverte
La folk song de nouveau dans la place. Le temps nous sera décidément apparu d’une lenteur terrible face aux onze années qu’il aura fallu à Suzanne Vega pour être back dans les bacs. Flying with Angels — c’est le nom de ce nouvel opus — est finalement sorti en mai dernier, quarante ans après l’album des balbutiements. Le disque de dix titres demeure fidèle au petit monde de l’autrice compositrice-interprète, chantre de la chanson folk à l’américaine, à grand renfort de guitare acoustique et de textes soignés. La tournée allant de pair passera, quelque dix jours avant d’enflammer les planches parisiennes de la prestigieuse salle Pleyel, par la ville canari. Un spectacle comme un panorama balayant déjà quatre décennies de carrière, de ses incontournables — Tom’s Diner, Luka — aux toutes dernières créations signées Flying with Angels.
LOUIS CHAUVIN
La Cité des Congrès (Nantes – 44)
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jeudi 05 et vendredi 06 mars / 20:00
#théâtre
11 à 25 euros
Au Non du Père : L’avis de ma mère
Anissa, 35 ans et mère de cinq enfants, investit la scène pour cuisiner et partager le récit de sa quête paternelle. Guidée par le metteur en scène Ahmed Madani, la comédienne, alors débutante, entreprend un voyage inattendu jusqu’au New Hampshire, aux États-Unis, pour retrouver le père qu’elle n’a jamais connu. De ce périple naît le spectacle Au non du père, où leurs deux voix se répondent et ouvrent un dialogue entre fiction et réalité. Entre images de voyage, confidences et pâtisseries préparées en direct, le récit interroge l’héritage, le hasard et ce que l’art révèle de nos histoires intimes.
ZOÉ TROUILLARD-BIZEUL
Théâtre Ligéria (Sainte-Luce-sur-Loire – 44)
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jeudi 05 mars / 20:30
#jazz
10 à 24 euros
Anne Paceo à Jazz en Phase : Mon cœur cymbale
Des batteurs virtuoses, l’histoire du jazz en compte beaucoup. Mais combien peuvent se targuer d’avoir une salle à leur nom à Savenay ? Une seule : Anne Paceo. Une consécration à ajouter à ses trois Victoires du jazz, à la création de son label Jusqu’à la nuit et à ses nombreuses collaborations avec d’autres cracks du jazz, de la chanson ou de la pop. Atlantis, son huitième album sorti en août dernier, naît de sa découverte de la plongée sous-marine. Initiée au large du Portugal, Anne Paceo y fait l’expérience de ce qu’écrit Alessandro Baricco : « un endroit, ici, où l’on se quitte soi-même ». Elle s’éloigne une fois encore du jazz académique pour explorer un territoire post-rock mêlant chanson, électro, ambient et musique minimaliste. La batteuse partage le micro avec Piers Faccini, Cynthia Abraham et Gildaa. Une immersion sensuelle et hypnotique, à couper le souffle.
TIMOTHÉE BLIT
Le Théâtre (Rezé – 44)
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vendredi 06 mars / 20:00
#pop #électro
21 à 26 euros
Yoa : Melting pop
Yoanna Bolzli, alias Yoa, a réussi le tour de force de s’imposer comme une artiste de premier plan après seulement une poignée de singles et son magistral album La Favorite, publié il y a tout juste un an. Sur cet album inaugural, le panorama de son jeune répertoire navigue sans peine du chaloupé Matcha Queen à l’électro frénétique de Mes copines, sans s’interdire, comme sur Princesse Chaos, de livrer des hymnes pop dont la grande sœur Mylène Farmer n’est plus capable depuis longtemps . Sortant des sujets archi-rebattus, elle signe aussi Contre-cœur, un véritable crève cœur autour des frontières troubles entre amour et amitié. Ajoutons à cela sa toute fraîche Victoire de la Révélation Scène : on s’y retrouve ?
LIONEL DELAMOTTE
Stereolux (Nantes – 44)
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vendredi 06 mars / 20:00
#humour
39 à 59 euros
Diane Segard : Peur un autre jour
D’aucuns diront que celles et ceux qui pratiquent l’art de faire rire sont souvent de grands angoissés. Diane Segard a pris ce précepte au mot, au point que, flanquée de sa co-autrice et metteuse en scène Mathilde Guêtré Rguieg, elle a décidé de tordre le cou à ses peurs en faisant de ses névroses un seul-en-scène entier. Enfin, un quasi seul-en-scène : les personnages qui peuplent depuis plusieurs années ses réseaux sociaux seront également du voyage. Après deux ans de tournée, une toute nouvelle mouture de ce spectacle sobrement intitulé Les dernières parades (rapport au paon et à sa fierté) repart sur les routes. Elle passera même par le Zénith de Nantes : autant dire qu’on a connu salle moins impressionnante à remplir — qui plus est à guichet fermé — « quand on flippe à mort ». Qu’à cela ne tienne : le rire face à la névrose avant tout.
LOUIS CHAUVIN
Zénith de Nantes (Saint-Herblain – 44)
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vendredi 06 mars / 21:00
#brutalpop
12 à 17 euros
SUN : Sale temps pour les growls
Impossible de résumer le parcours de Karoline Rose. Disons simplement que l’on a affaire à une artiste capable de passer de la musique au cinéma, de The Voice au Hellfest, d’une comédie musicale au death metal, et d’un chant clair à un growl tout droit venu des ténèbres. Son projet SUN, revendiquant une « brutal pop », mêle pop-rock accrocheuse et frontalité extrême — logique quand on revendique autant ABBA que Gojira. En live, la formule séduit surtout par le charisme de cette chanteuse guitariste, même si l’ensemble s’essouffle parfois, faute de véritables tubes. Mais là, on fait peut-être un petit capri… SUN.
CRYSTAL LE GUELLEC
Le VIP (Saint-Nazaire – 44) avec Yang Yang
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vendredi 06 et samedi 07 mars
#hyperpop
22 à 26 euros
Théa : Faucon millennial
À 24 ans, Théa avance vite, avec cette urgence qui transforme la fatigue en méthode et le chaos en moteur. Comète, son EP le plus récent, condense cette trajectoire en cinq morceaux tendus où pulsations rave, nerfs punk et mélodies pop s’en trechoquent, quelque part entre Avril Lavigne sous stroboscopes et la production gonflée de Bring Me the Horizon. La prouesse est rare : en France, peu savent manier cette grammaire américaine sans pastiche, encore moins en français. Théa y injecte son énergie queer, assume la saturation et des textes à vif. Sur scène, la rage circule sans peser, portée par une envie de communion, presque naïve, pour « transpirer ensemble ».
CRYSTAL LE GUELLEC
Stereolux (Nantes – 44) avec paulvitesse! à 20:00
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Quai M (La Roche-sur-Yon – 44) avec première partie à 20:30
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samedi 07 mars / 20:00
#humour
27 euros
Antoine Officieux : Parcours santé
Remarqué grâce à ses vidéos sur les réseaux sociaux, Antoine Officieux développe un humour abordant l’amour, les relations humaines et l’estime de soi. Son spectacle Auto romance s’inscrit pleinement dans cette veine : santé mentale, introspection et quête de bien-être y sont traitées avec finesse, sans jamais basculer dans la démagogie ni le « nian nian ». Porté par un regard tendre et lucide, l’humoriste mêle punchlines, situations du quotidien, absurde et sensibilité, dans un esprit qui rappelle Panayotis Pascot. Un moment à la fois drôle, feel-good et franchement déculpabilisant.
CRYSTAL LE GUELLEC
Le Sémaphore (Nantes – 44)
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samedi 07 et dimanche 08 mars
#indie
8 à 21 euros
Shannon Wright : Go folk yourself
Il existe dans le rock une catégorie de musicien·nes, grandes figures qui habitent la scène depuis des décennies avec une discrétion tenace, et que l’on qualifie d’indie rock faute de parvenir à mieux les saisir. Shannon Wright appartient à cette famille. En vingt-huit ans de carrière, l’insaisissable mais prolifique musicienne a signé treize LP, dont Reservoir of Love, paru début 2025 après cinq années d’attente — la plus longue de sa trajectoire. Entre ballades mystérieuses et refrains rock plus primitifs, l’album se nourrit de l’épreuve de la maladie et du deuil, notamment celui de ses amis et collaborateurs Steve Albini et Philippe Couderc.
LOUISE PLESSIER
Le VIP (Saint-Nazaire – 44) avec Marie Spiler à 21:00
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La Barakason (Rezé – 44) à 19:00
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