Catapult Festival
Cette quatrième édition du Catapult Festival propose une programmation d’artistes alternatifs rock, pop, folk, electro, qui fait la part-belle à l’avant-garde musicale indépendante, orientée nouvelle scène et jeunes pousses en devenir.
Deux soirées pour découvrir les artistes qui feront l’actualité de demain.
Avec le shoegaze-dream pop de Theatre, le post-punk-noise des londoniens de Soft, la pop psyché de Sharp Pins et l’indie rock 90’s de Jawdropped.
Le vendredi :
THEATRE (IE)
Originaire de Limerick en Irlande, THEATRE est un quintette qui mêle avec intensité shoegaze, dream pop et indie rock.
Porté par la voix magnétique de Maeve O’Shea, le groupe développe un univers à la fois sombre, atmosphérique et profondément émotionnel, qui vous enveloppe d’une douce transe. Après avoir attiré l’attention sur scène, le groupe vient de sortir son premier EP en juin. Une sortie remarquée qui confirme l’émergence d’un des nouveaux groupes les plus prometteurs de la scène indépendante irlandaise.
Soft (GB)
Basé dans le sud de Londres, ce quintet s’est rapidement forgé une solide réputation grâce à un son abrasif, bruitiste, un sens aigu de la mélodie et des prestations scéniques d’une rare intensité, dont la réputation s’est déjà propagée. Porté par la même dynamique créative que Maruja et Deadletter, Soft poursuit son ascension après avoir effectué les premières parties de groupes majeurs de la scène émergente dont Fat Dog.
Entre urgence post-punk, énergie brute, noise-rock et expérimentation sonore, le groupe incarne le renouveau du punk-rock londonien actuel. Un univers imprévisible d’un groupe déterminé à créer une œuvre qui lui soit propre.
Sharp Pins US
Lorsque Kai Slater ne joue pas auprès de Lifeguard, il oeuvre avec son side-project nommé Sharp Pins. Le musicien de Chicago possède un panel musical dantesque. On plonge dans un univers kaléidoscopique lo-fi, à mi-chemin entre pop psychédélique 60’s (The Byrds) et slacker rock. Cette mosaïque musicale lo-fi et acidulée capture tout le génie du jeune prodige qui s’impose à seulement vingt ans et des poussières comme un compositeur-interprète touché par la grâce. Signé sur K Records, le label mythique de Calvin Johnson, le préféré d’un certain Kurt Cobain, il nous offre de petits bijoux pop, où l’exigence mélodique est sublimée par une musique des plus racées, à tel point qu’on semble parfois entendre un jeune Lennon, mais qui aurait été biberonné à Guided By Voices.
Jawdropped (US)
Jawdropped s’est formé il y a à peine deux ans à Los Angeles. Chaque membre gravitait autour de la scène DIY bouillonnante de la ville qui imprègne leur premier album : « Il y a dans la musique de Los Angeles une sensibilité où, sous le soleil et la lumière, se cache un côté plus sordide, mélancolique et sombre. Nous essayons de nous tailler une place à part dans ce registre ». Le quartet fusionne indie rock, pop alternative aux influences 90’s et alt-country et s’impose comme l’un des groupes phares de la scène indie rock Californienne.
Le samedi :
Avec l’indie rock celtique des écossais de Brògeal, la pop jazzy du californien Hether, le post-punk arty de Projector et le trip wave des australien·nes de Fade Evare.
Brògeal (GB)
Sauvage, festif, vivant, Brògeal sont au cœur d’un puissant revival folk celtique. Leur premier album, enregistré sur l’île de Lewis, mêle romance, perte, nostalgie et espièglerie dans un tourbillon musical où l’énergie indomptable des Pogues rencontre les harmonies indie rock de Teenage Fanclub et la fougue engagé de The Clash, porté par un bouillonnement d’accordéon, banjo, bouzouki, mandoline et penny whistle. Héritiers des traditions folk et de l’énergie indie, les cinq écossais de Falkirk déclenchent une ferveur collective partout où ils passent.
Hether (US)
Hether (de son vrai nom Paul Castelluzzo) est un artiste unique en son genre, producteur, ingénieur du son et multi-instrumentiste de renom, signé chez R&R Digital (Dijon, Mk.gee), ce virtuose de la guitare autodidacte à fait ses classes parmis des légendes du jazz américain. Après avoir collaboré avec Clairo, Anderson .Paak ou Paul McCartney, il crée Hether, qui renoue avec une écriture plus personnelle, alliant chaleur lo-fi et précision jazz, avec des guitares aériennes et une voix douce, presque chuchotée. Une approche minimaliste mais riche qui marque aussi le retour d’un artiste discret mais essentiel de la scène indie américaine.
PROJECTOR (GB)
Formé à Brighton, PROJECTOR s’est rapidement imposé comme l’un des visages les plus incisifs de la scène britannique. Le groupe creuse le sillon d’un post-punk frénétique, privilégiant une approche expérimentale de la pop où tension et mélodie cohabitent en permanence, affirmant une identité sonore singulière.
Le trio fait le pont entre expérimentations arty et agressivité punk. L’ombre du brutalisme sombre et industriel de Joy Division plane sur certaines compositions tandis que d’autres titres s’aventurent vers une pop libre et finement ciselée.
L’ensemble empile des climax vacillants et intenses, écrins parfaits pour les voix entrelacées de Lucy Sheehan et Edward Ensbury qui nourrissent toute la dramaturgie du projet.
Fade Evare (AU)
Le trio de Melbourne, figure emblématique de la scène trip wave (subtil mélange d’arrangements dub, de post-punk sombre et de production trip hop hypnotique) crée une musique planante et cinématographique.
Le groupe est mené par Mira Holleman, 23 ans, dont la voix envoûtante – souvent harmonisée avec celle de son frère Tori – plane sur des arrangements aux basses profondes, portés par des rythmes hypnotiques. Sur scène, le groupe enchaîne avec fluidité morceaux électro percutants et ballades intimistes et atmosphériques. Fade Evare est le point de rencontre entre atmosphère mélancolique, énergie électrique et harmonie joyeuse, où l’espace entre rêve et réalité suscite un sentiment d’euphorie et de résolution.