La Faille, L’Étoile, fragments de ville

Alix Saint-Gilles poursuit une recherche autour des formes architecturales comme espaces de mémoire, de fragilité et de transformation. La maison, récurrente dans son travail, n’apparaît pas comme une image stable de l’abri, mais comme une
structure traversée par le temps, l’accident et la disparition.
La faille y devient le signe visible de ce que la ville enfouit autant qu’elle révèle. Elle porte la trace
des mutations urbaines contemporaines, de ce qui se fissure, se déplace ou se reconstruit, tout en faisant surgir une mémoire plus intime : celle de ce qui persiste après la rupture. L’étoile, semblable à une cicatrice, condense cette ambiguïté. Marque d’un choc, d’une perte ou d’une déchirure, elle demeure aussi un point de passage, presque un repère.
À travers une attention portée aux fragments, aux tensions entre plein et vide, présence et effacement, Alix Saint-Gilles compose une oeuvre où la blessure ne se referme pas. Elle reste ouverte, active, et devient le lieu d’un récit que chacun peut habiter.