La voix à l’honneur

C’est avec Mozart et l’une de ses symphonies les plus brillantes que s’ouvre ce concert. Composée à Paris, la joyeuse et pétillante Symphonie n° 31 connut un succès immédiat jamais démenti. La voix de la mezzo-soprano bulgare Svetlina Stoyanova s’étirera ensuite rêveusement dans les Sieben frühe Lieder d’Alban Berg, sept poèmes à l’orchestration ciselée, aussi délicats que sensuels. Avec sa Quatrième symphonie, le compositeur danois Carl Nielsen signe en 1916 son plus grand chef-d’œuvre. Au fil de quatre mouvements enchaînés, s’engage une lutte acharnée contre le chaos et les forces destructrices. Une œuvre forte écrite alors que le Monde était en guerre, un manifeste pour la paix qui semble faire écho aujourd’hui.